Des tendances radicalement opposées. C’est ce qui ressort quand on compare l’évolution de la production et de l’importation de viande bovine entre 2015 et 2025. Sur ces 11 dernières années, le tonnage produit par la filière bovins viande locale n’a cessé de régresser. De 1034 tonnes en 2015 à 613 tonnes en 2025, la baisse est continue, hormis un léger rebond en 2022. Entre 2024 et 2025, le recul est de 6% malgré la légère hausse de la production de la CODEM. Les bouchers font face à d’importantes difficultés d’approvisionnement.
La demande de viande bovine était repartie à la hausse en 2021. Elle a connu un fort ralentissement en 2023 avant de bien rebondir depuis 2024. Une évolution favorable aux importateurs amenés à alimenter le marché pour répondre à la demande et compenser le recul de l’offre locale. Résultat : en 2025, les importations ont franchi pour la première fois – mais nettement -le seuil des 4000 tonnes (4194 tonnes).
Ces tendances contraires ont conduit à chute significative du taux de couverture (production/consommation). En 2025, il est passé sous le seuil des 13%, son niveau historique le plus bas.
