Le Comité de gestion ovins caprins a été réuni par l’AMIV le 20 juillet à la Chambre d’agriculture. Premier constat : la chute de la production a été constante et spectaculaire depuis 2015 : -56%. Cette tendance lourde, due à la fragilité structurelle de la filière, est confirmée par les premiers chiffres de 2026. Les problèmes sanitaires connus par les éleveurs, le réchauffement climatique avec une sécheresse persistante, la mortalité élevée chez les agneaux, la persistance des attaques de chiens font partie des facteurs clés de cette réalité.
Inverser la tendance prendra du temps. Les acteurs ont décidé une stratégie de redressement autour de plusieurs axes. Les coopératives SCACOM et CODEM entendent renforcer la structuration de la filière pour augmenter sa compétitivité. Les efforts porteront notamment sur la spécialisation des ateliers (naisseurs/engraisseurs), sur la formation des éleveurs et sur la valorisation économique et commerciale. La mutualisation logistique, le respect de la transition écologique et l’amélioration des pratiques sanitaires font également partie des moyens envisagés.

Renforcer la qualité génétique de l’ovin Martinik et protéger les troupeaux
L’USOM, organisme de sélection de la filière, poursuit son travail d’amélioration génétique de l’ovin Martinik (OMK). L’union s’appuie sur quatre axes : le maintien des performances zootechniques, la valorisation de l’OMK, l’augmentation du cheptel de reproductrices et l’amélioration des aptitudes bouchères.
Par ailleurs, la profession se mobilise autour d’un projet de coopération de la filière. Celui-ci porte sur la lutte contre la prédation canine, l’un des fléaux dont souffrent les éleveurs. Sur le second semestre, les acteurs se mobilisent ensemble pour sécuriser durablement le cheptel ovin/caprin. Après avoir quantifié les attaques et évalué le préjudice global, il s’agira d’établir les responsabilités, de lancer des procédures et d’accompagner les éleveurs dans leur parcours d’indemnisation. Dans le même temps, il faudra identifier les vulnérabilités des exploitations, préconiser des moyens de sécurisation dans le cadre d’un référentiel partagé.